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Le discours
de Bayeux,
le 16 juin 1946
Venu
commémorer la libération de la ville de Bayeux par les Alliés en juin
1944, le général de Gaulle qui a démissionné en janvier 1946 de la
direction du Gouvernement provisoire pour marquer son désaccord avec
les partis, met en garde contre le retour au régime dassemblée.
Dès cette époque, il affirme sa conviction quil
faut renforcer le pouvoir exécutif à travers la fonction de chef de
lÉtat.
Il tente en vain de créer les conditions dune modification
des institutions de la IVème République.
En 1947, il fonde le Rassemblement du peuple français
qui nobtient que 21 % des suffrages aux élections législatives
de 1951, et nest donc pas en situation daccéder au pouvoir.
En 1953, il se retire à Colombey-les-deux-Eglises. Commence
alors pour lui « la traversée du désert ».
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INA
Bayeux.wav
527 ko

Extrait du discours
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Avril
1958
L'appel
à
de Gaulle
( Affichette
diffusée par le Comité dentente Algérie française, Archives
nationales )
Après léchec du gouvernement Guy Mollet, la
Quatrième République retombe dans linstabilité ministérielle,
tandis que la guerre dAlgérie divise de plus en plus profondément
les Français.
Pour combattre la rébellion, les gouvernements essayent
en vain de faire aboutir des réformes libérales qui sont dénoncées
par les partisans de lAlgérie française comme le début dune
politique dabandon inacceptable.
En métropole et en Algérie, les gaullistes se mobilisent
à partir du mois de février 1958, pour exploiter le malaise qui grandit
et réclamer le retour au pouvoir du général de Gaulle : distributions
de tracts ; lettres ouvertes ; pétitions et télégrammes
envoyés au Président de la République ; collages daffiches.
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Ces
élections voient saffronter deux coalitions : une coalition
dinspiration mendèsiste, le Front républicain, qui rassemble
la SFIO ( Parti socialiste - Section française de linternationale
ouvrière ) derrière Guy Mollet, laile gauche du Parti radical
menée par Mendès France et celle de lUDSR ( Union
démocratique et socialiste de la Résistance ), conduite par François
Mitterrand, ainsi que des Gaullistes, tel Jacques Chaban-Delmas ;
une coalition antimendèsiste, menée par Edgar Faure et comprenant
le MRP ( Mouvement républicain populaire ), laile
droite du Parti radical et de lUDSR, des modérés et des gaullistes.
À lissue du scrutin, marqué par lirruption
de lextrême droite poujadiste, aucune des deux coalitions nobtient
la majorité, mais Guy Mollet, pressenti par le président René Coty,
est largement investi en février 1956, grâce aux voix des députés
du Parti communiste et du MRP. Son gouvernement, le plus long de la
IVème République, confronté au « piège algérien »,
est renversé en mai 1957.
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