
- Les fonctions du vitrail
Le vitrail s'épanouit
à partir de la période gothique. On assiste alors
à un renouvellement de la pensée religieuse : Dieu est
lumière. Le vitrail est conçu comme une manifestation
divine. L'idéal en architecture ce sont les "murs de lumière".
Les verrières sont de plus en plus importantes.
Durand, évêque
de Mende écrivit à la fin du 13e siècle : "les
fenêtres vitrées sont des écritures divines qui
versent la clarté du vrai soleil, c'est à dire Dieu, dans
l'église, c'est-à-dire dans le cur des fidèles,
tout en les illuminant".
Rutebeuf, poète
du 13e d'origine champenoise dit :
"Comme on voit le soleil chaque jour
Qu'en la lumière entre et sort et s'en va,
Sans la briser, tant y frappe et refrappe,
Ainsi vous dis que resta sans dommage
La vierge Marie"
(Miracle de Théophile)
Le vitrail, c'est
aussi "la bible des illettrés", un support d'enseignement.
Le vitrail complète l'enseignement donné par les peintures
murales, les tableaux, les sculptures. On y voit la Bible en images, les
scènes de la vie du Christ, de la Vierge et des saints et des histoires
empruntées à l'Ancien et au Nouveau Testament.
- Evolution des baies
Partie intégrante
de l'architecture, le vitrail a évolué au gré des
mutations architecturales.
Le vitrail commence à jouer un rôle fondamental lorsque les
progrès de la voûte d'ogive et des arcs-boutants rendent
possible l'évidement des murs et l'extension des fenêtres.
On peut suivre l'évolution
des baies dans la cathédrale.
1 - Les chapelles
du chur
Dans la seconde
moitié du 12e siècle, l'armature en fer ou barlotière va se développer, croisant des lignes horizontales et verticales.

Direction
des bâtiments de France - Troyes
A la fin du 12e
et dans la première moitié du 13e siècle on va
plier ces fers et les barlotières vont dessiner des formes géométriques.
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CHUR |
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Les fenêtres
hautes du chur : le gothique rayonnant
Dès la seconde
moitié du 13e siècle, la baie s'est considérablement
élargie. Elle est divisée par des meneaux en plusieurs lancettes. Un réseau complexe de roses complète
la partie haute.

Gothique rayonnant
- Direction des bâtiments de France, Troyes
Dans le chur
on trouve des baies à deux ou quatre lancettes :

gothique rayonnant : baies à deux lancettes
CNRS - Délégation Paris A, photo
M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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CHUR |
Baie
209, saint Savinien, baie à 4 lancettes |
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2
- Le transept, fin 13e, début 14e : style rayonnant et style flamboyant
Les roses nord et sud sont en style rayonnant, les fenêtres
hautes en style flamboyant

Gothique flamboyant
- Direction des bâtiments de France, Troyes
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TRANSEPT |
Baie
216, baie à 6 lancettes |
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Rose sud

Anne-François
Arnauld, lithographie, musée d'art et d'histoire de Troyes,
cliché Jean-Marie Protte |

TRANSEPT |
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Rose nord

Charles
Fichot , lithographie, musée d'art et d'histoire de Troyes,
cliché Jean-Marie Protte |

TRANSEPT |
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3 - Les fenêtres
hautes de la nef : fin 15e, le gothique flamboyant
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NEF |
Baie
235, vue de l'extérieur |
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4 - La façade
: 16e
la rose occidentale de Jean Soudain (le style flamboyant)

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |
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- Historique de la pose des vitraux
Le vitrail est fragile
et a subi nombre d'agressions. Toutes les verrières ont reçues
des restaurations plus ou moins importantes. Certaines ont été
détruites, remplacées; d'autres ont été déplacées.
On a utilisé des morceaux d'une verrière brisée dans
une autre verrière... Au départ elles sont posées
au rythme de la construction de la cathédrale. Ainsi les vitraux
du chur sont-ils les plus anciens.
Le
13e siècle
Dans l'Aube, seules la cathédrale et la basilique
saint Urbain possèdent des vitraux du 13e siècle. Dans la
cathédrale on les trouve dans le chur.
1210-40, les fenêtres des chapelles du chur et du déambulatoire sont vitrées.
Leur iconographie évoque la victoire du Nouveau Testament sur l'Ancien.
Ces verrières sont l'uvre de plusieurs ateliers et il en
résulte une grande diversité stylistique. On peut évoquer
l'art d'Orient et l'école byzantine. En effet la cathédrale
s'élève quelques années après la prise de
Constantinople par les Croisés. Les scènes serties dans
des compartiments aux formes géométriques peuvent rappeler
les tissus orientaux. Ils sont reliés par des fermaillets.

CNRS - Délégation Paris A,
photo M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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Les fermaillets sont des motifs qui relient les médaillons les uns aux autres.

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
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On peut aussi penser
aux ateliers parisiens de la sainte Chapelle. Ce vitrail d'une grande
qualité "fait penser à la sainte Chapelle" (J.
Lafond).

CNRS - Délégation Paris A,
photo M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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Aux côtés
des verrières figurées et colorées, une autre formule
connaît un vif succès à cette époque : la verrière
décorative ou grisaille.
A la cathédrale de Troyes ces grisailles étaient vraisemblablement
disposées à l'entrée de chaque chapelle afin de procurer
une lumière plus abondante.

CNRS - Délégation Paris A,
photo M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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1240-1250 : on
pose les vitraux aux fenêtres hautes du chur.
Ils forment un ensemble homogène et ont sans doute été
élaborés sous la direction d'un même maître
verrier originaire de Troyes. Les verrières glorifient l'Eglise
et celle de Troyes en particulier. L'exécution est plus expéditive,
le graphisme se durcit, la coupe de verre est simplifiée, l'ornementation
se fait plus sommaire. Cette facture rapide est facilitée par la
répétition de cartons. Ainsi dans la verrière de
la hiérarchie civile et ecclésiastique, les quatre figures
de clercs du registre inférieur sont issus de cartons retournés.

CNRS - Délégation Paris A,
photo M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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Le 14e siècle
La cathédrale
de Troyes rassemble l'essentiel des vitraux de la Champagne de cette période.
Le début du siècle est illustré par quatre verrières,
très restaurées, des chapelles de la nef.

Photographie : Nathalie Rougnon |

NEF |
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De la fin du siècle,
subsistent trois verrières hautes du transept avec saint
Jean, saint Michel et sainte Catherine. On note le développement
des niches d'architecture caractéristique du 14e. Composées
d'une plate-forme et d'un dais, elles enchâssent un personnage ou
une scène.

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

TRANSEPT |
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Le
15e et le 16e siècle
Le début du 15e siècle est principalement représenté
par la rose nord du transept, refaite en 1408 par Guiot Brisetour.

Photographie : Nathalie Rougnon |

TRANSEPT |
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Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

TRANSEPT |
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1498-1502 :
mise en place des verrières hautes et du triforium de la nef,
offertes par les riches familles de la ville. Les donateurs se font représenter
au bas de la verrière avec leur saint patron.

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Baie
231, saint Jean présente la donatrice Jeanne de Mesgrigny |
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Des confréries
offrent aussi des verrières, ainsi la verrière de saint
Sébastien des archers de la confrérie de saint Sébastien

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Baie
133, 1ère et 2eme lancettes |
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Il
n'y a pas de programme iconographique, chaque donateur décidant
du thème. Par contre l'ensemble présente une exceptionnelle
homogénéité stylistique et technique.
Dans les dernières décennies du 15e, après une longue
période de guerre, Troyes retrouve sa prospérité
économique. La production du vitrail à Troyes est alors
abondante et se fait de manière semi-industrielle dans des ateliers
familiaux qui constituent l'école troyenne de peinture sur verre.
Si certains ateliers nous sont connus comme ceux des Verrat, Godon, Macadré,
Soudain... aucune personnalité exceptionnelle ne se dégage.
L'école troyenne de peinture sur verre se caractérise par
des coloris éclatants, un dessin appuyé, le goût des
scènes narratives qui se développent en petits panneaux
juxtaposés. Les verrières sont très lisibles avec
les attitudes marquées des personnages, une accentuation du modelé
des figures et une diminution du décor architectural par rapport
au siècle précédent. Techniquement on trouve des
verres gravés, des décorations perlées, des étoiles
montées en chef-d'uvres; un même carton est souvent
réemployé dans la même verrière ou dans des
verrières différentes.
Des affinités avec le courant germanique se perçoivent dans
:
- des inscriptions nombreuses
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NEF |
Baie
229, histoire de Tobie |
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- les barbes jaunes
ou bleus,
- les yeux mis en plomb,
- architecture faite de troncs écotés
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NEF |
Baie
129, histoire de Tobie, têtes de lancette, branchages
entrelacés |
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- les personnages
se détachant sur fonds à damier ou treillages,

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Baie
228, la vierge et les saints et saintes du diocèse |
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Les
peintres verriers troyens reçoivent des commandes en dehors de
leur ville, à Sens par exemple en 1500-1502 où sont livrés
des vitraux de J.Verrat, B.Godon et L.Varin.
1530-1570 :
l'art de la Renaissance s'implante à Troyes avec la présence
de Dominique Florentin. On abandonne la polychromie au profit de la grisaille
sur verre blanc, rehaussée de jaune d'argent. La tendance à
la décoloration se retrouve dans les autres arts.
Le canon des personnages s'allonge. On commence à utiliser les
émaux sur verre blans mais la plupart des maîtres verriers
restent fidèles au verre coloré dans la masse.

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |
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| 1547,
la rose occidentale Jean Soudain, mort entre 1554 et 1556. |
Jean Soudain travaille
d'après un dessin de Michel Thay. Il assimile les drapés
de la Renaissance, le style est souple. On peut comparer la sainte Mâthie
du début du 16e située au transept nord, uvre de Jean
I Verrat et de B. Godon avec la sainte Mâthie de Soudain faite une
quarantaine d'années après.

Photographie : Nathalie Rougnon |

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |
| sainte
Mâthie de Jean I Verrat et de B. Godon |
sainte
Mâthie de Soudain |
Le
17e siècle
Alors que partout ailleurs sauf à Paris, le vitrail
connaît un déclin radical amorcé au siècle
précédent par la vogue du vitrail blanc peint en grisaille
et rehaussé de jaune d'argent, le vitrail troyen s'épanouit
une nouvelle fois avec Linard Gontier (1565-1642). L'essentiel
de son oeuvre se situe entre 1600 et 1630. Il épouse une fille
Verrat et reprend l'atelier familial. Il se situe dans la tradition de
l'école troyenne du début du seizième siècle
et renoue avec la polychromie et les coloris somptueux. Ce qui le distingue
de ses prédécesseurs c'est le fond blanc de ses verrières.
- le pressoir mystique. Le vitrail a été conçu
en 1625 à la demande du chanoine Jean Bareton. Linard Gontier s'inspire
de l'iconographie de l'arbre de Jessé. De la poitrine du Christ
surgit un cep de vigne dont les ramifications se terminent en corolles
d'où sortent les bustes des douze apôtres. Il traite du sujet
de l'eucharistie, thème cher à la Contre Réforme.

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot
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NEF |
Baie
49, le pressoir mystique de Linard Gontier |
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On attribue à
Linard Gontier des vitraux de la collégiale saint Etienne détruite
à la Révolution ; Des médaillons provenant de la
collégiale (scènes de la vie de la Vierge) ont été
placées dans la chapelle des catéchismes de la cathédrale
ainsi que l'Immaculée Conception (fenêtre H).

Photographie : Nathalie Rougnon |

NEF |
Fenêtre
G, Rencontre à la porte dorée |
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Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot
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NEF |
Fenêtre
H, l'Immaculée Conception |
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Linard Gonthier excelle
dans un travail de miniaturiste, employant alors les émaux colorés
qui lui évitent l'usage du plomb.
- ex : la Jérusalem céleste dans la partie inférieure
du vitrail de l'Immaculée Conception. C'est une grisaille retouchée
de quelques émaux comme le bleu des toits. Linard Gontier s'inspire
d'une gravure de Martin de Vos.

Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot
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NEF |
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Le
18e siècle
A la Révolution, le triforium est entièrement
détruit pour donner plus de lumière aux musiciens qui jouent
lors des fêtes patriotiques. Les vitraux des chapelles, accessibles,
furent elles aussi très endommagés. Avant le vandalisme
révolutionnaire, les vitraux étaient mal entretenus, les
verrières mutilées pour laisser passer la lumière.
Les vitraux sont remontés dans le plus grand désordre iconographique
avec pour seul souci de boucher les trous. Sombre siècle pour le
vitrail !
Le
19e siècle
Après une longue interruption, le vitrail renaît
vers 1840 en Champagne Ardenne. De grands chantiers de restauration et
de création s'ouvrent à Troyes.
Les vitraux éminemment fragiles connaissent des interventions successives
qui culminent au 19e siècle. Au début du 19e siècle,
la vitrerie de la cathédrale est en mauvais état et manque
de cohérence.
A la cathédrale, un chantier permanent s'ouvre à partir
de 1837. Il commence par des interventions ponctuelles (en particulier
la rose du pignon sud du transept est entièrement refaite
par Thévenot).

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Photographe : Jacques Philippot |

TRANSEPT |
La
rose du pignon sud du transept |
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A partir de 1850,
un projet d'ensemble gouverne les travaux qui suivent de très près
les opérations de maçonnerie.
On commence par le chur pour arriver à la nef.
Au départ la plupart de ces restaurations sont données à Vincent Larcher, excepté quelques interventions de Martin-Hermanowska.
Puis à partir de 1874, Edouard Didron intervient très
fréquemment.

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Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
Baie
12, Vie de saint Loup - Vincent Larcher |
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Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Baie
47, Annonciation - Edouard Didron |
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On restaure, on remet
en ordre, on crée de nombreuses verrières "néo"
dans une volonté de respecter l'unité de style. La remise
en plomb est systématique. Les baies du triforium sont presque
entièrement neuves.
Les vitraux anciens sont placés le plus en vue tandis que les créations
du 19e siècle sont reléguées dans des parties secondaires.
- Evolutions stylistiques
1 - Les bordures
Très importantes au début, les bordures ont tendance
à s'appauvrir avec le temps.
Au 12e siècle, les bordures sont riches, larges, florales.
Vers 1200 :

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Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
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Service Régional de l'Inventaire
Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
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Au 13e siècle,
les fenêtres deviennent plus hautes et étroites et laissent
un peu moins de place aux bordures.
vers 1220 :

CNRS - Délégation Paris A,
photo M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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vers 1250 :
L'avènement de la baie rayonnante aux lancettes étroites
réduit la bordure. Les motifs se simplifient.

CNRS - Délégation Paris A,
photo M. Lenzouada, unité 85/97 |

CHUR |
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Au 14e siècle,
les bordures sont encore plus étroites :

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Photographe : Jacques Philippot |

TRANSEPT |
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Fin 15e, début
16e, les bordures disparaissent. On supprime tout encadrement. La
fenêtre se partage en tableaux plus ou moins nombreux. Chaque scène
est inscrite dans une architecture.

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Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Baie
232, l'enfant prodigue |
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Au 16e siècle,
Jean Soudain utilise une bordure Renaissance typiquement bellifontaine.

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Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
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Au
17e siècle,
Linard Gontier entoure les lancettes latérales en verre blanc d'une
bordure (émaux).

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Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Linard
Gonthier, le pressoir mystique, baie 49 |
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Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
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2 - Les fonds décoratifs
1200-20 : fond
mosaïqué.
Le chur, les chapelles.
Les mosaïques prennent des formes variées :

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Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
Mosaïque
à disques : baie 3 |
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Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
Mosaïque
à écailles : baie 10 |
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Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
Mosaïque
à résille oblique : baie 14 |
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On trouve des fonds
mosaïqués au 15e :
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NEF |
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1240-50 : fond
neutre
Le chur, les fenêtres hautes

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Photographe : Jacques Philippot |

CHUR |
Baie
210, la translation des reliques |
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1500 : fonds damassés
Les fonds sont damassés à l'aide d'un pochoir.
Le transept

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Photographe : Jacques Philippot |

TRANSEPT |
Baie
216, 1534, les docteurs de l'Église |
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1500 : fonds unis faits de carreaux rouges ou bleus

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Photographe : Jacques Philippot |

NEF |
Baie
233, saint Sébastien |
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